Baisers de roses
Fourche ma langue je n’en veux plus
Regarde ce que je suis devenu
Tu m’as laissé je suis perdu
Mon cœur en est tout répandu.
Sur mon visage, y’a bien des traces
De ce qu’on a fais ce soir-là
Tu es parti avec furie
Sur l’autoroute du paradis.
Tu m’as laissé loin de tes gonds
La vie sans toi, elle ne passe
Je t’envoie comme un papillon
Des poussières de toi que j’ramasse.
J’ai eu des peines et des douleurs
Des maux que j’connais par cœur
Tu m’as laissé sur le trottoir
Un soir de pluie, il était tard.
La vie sommeille au fond de moi
C’est comme si j’avais bu la veille.
Je t’envoie des baisers de moi
Les yeux dirigés vers le ciel.
Dans l’espace noir d’un couloir sombre
Je vais voir une dernière fois
Ton corps engourdi dans l’ombre
Derrière la porte je t’entrevois.
Bien seule au milieu de la pièce
C’est notre ultime tête-à-tête
Ton corps est là et je ne cesse
De recompter les kilomètres.
Dans un sillon proche de mon âme
Des bougies blanches gisent sans flamme
Laissez-moi là, un ange passe
Me remonter à la surface.
Ce dimanche là, à vingt-quatre heures
J’ai posé des fleurs sur ta tombe
Des chrysanthèmes de toute blancheur
Pour ma joli blonde, ma colombe.
J’effleure le sol où tu reposes
Je me console qu’en diras-t-on ?
Je t’envoie comme un papillon
Des milliers de baisers de roses.
Et finalement je panse mes plaies
Je n’oublierais pas qui je suis
Je n’oublierais pas qui tu es
Maintenant que reste assis.
|